CoST

Équipe Construction Sociale et politique des espaces, des normes et des Trajectoires

PrĂ©sentation de l’Ă©quipe CoST

Responsable : Helene Bertheleu

L’équipe Construction sociale et politique des espaces, des normes et des trajectoires (Cost) s’intĂ©resse au rapport entre espace, politique et normes sociales. Principalement constituĂ©e de sociologues et d’anthropologues, l’équipe entretient un dĂ©bat actif avec les autres sciences sociales, la gĂ©ographie notamment, et ses membres collaborent rĂ©guliĂšrement avec des partenaires non-acadĂ©miques. L’équipe compte 36 membres permanent.es, 28 doctorant.es, une vingtaine d’associĂ©.es et 4 contractuel.les. Les rĂ©flexions sur l’articulation entre rapport Ă  l’espace, au/x politique/s, aux normes sont dĂ©veloppĂ©es selon des points de vue diffĂ©rents au sein de quatre axes de recherche structurants : « pratiques et politiques de l’espace » ; « formes d’engagement dans l’espace public » ; « Âges, trajectoires et socialisations » ; « nouvelles frontiĂšres du travail et politiques publiques ». Ces axes sont dĂ©veloppĂ©s dans ce qui suit.

Axe 1 - Formes d’engagement dans l’espace public

Responsables : Valérie Cohen et Sarah Rétif

Cet axe interroge les pratiques d’engagement en lien avec les processus de politisation et les rapports Ă  l’espace et aux territoires. Faisant l’hypothĂšse d’un continuum entre des moments de conflits, de nĂ©gociation, de participation voire de retrait, le questionnement porte sur l’articulation de diffĂ©rentes formes d’engagement : mouvements sociaux, associations, dispositifs participatifs, syndicats, partis politiques, rĂ©sistances quotidiennes, mobilisations conflictuelles ou non, solidaritĂ©s de proximitĂ©, etc


 Il s’agit d’analyser les conditions et les modalitĂ©s de l’engagement individuel et collectif, ainsi que ses rapports au droit, au territoire et Ă  la politique. Cet axe s’intĂ©resse ainsi Ă  l’impact de diffĂ©rentes formes d’engagement sur la publicisation de causes, sur la construction des problĂšmes publics, sur la mise en Ɠuvre des politiques publiques et sur l’exercice du pouvoir, pour comprendre leurs effets sur le temps long des processus de dĂ©cision en termes de changement ou d’inertie


  • L’analyse du lexique de l’engagement
  • Les relations entre engagement et politisation
  • Les espaces et les effets territoriaux de l’engagement

 A partir de quand ce qu’on observe peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme de l’engagement ? Comment saisir des formes de contestation qui ne sont pas toujours visibles ? Il s’agira de repĂ©rer les catĂ©gories mobilisĂ©es par les personnes ou groupes concernĂ©s


La rĂ©flexion portera sur les formes de politisation des participants au-delĂ  des seuls dirigeants, Ă  travers l’observation de pratiques et d’espaces ordinaires, qui peuvent aboutir Ă  des processus de montĂ©e en gĂ©nĂ©ralitĂ© et/ou de conflictualisation


La dimension spatiale des mobilisations sera considĂ©rĂ©e Ă  partir de la diversitĂ© des espaces investis concernant notamment les conflits environnementaux de proximité 

 

Axe 2 – Ages, Trajectoires et socialisations

Responsables : Frédéric Chateigner et Aden Gaide

Cet axe s’intĂ©resse aux processus de socialisation, en particulier Ă  la maniĂšre dont les diffĂ©rentes formes de transmission de normes, de savoirs et de ressources s’inscrivent diffĂ©remment selon l’environnement social, les territoires d’ancrage et les temporalitĂ©s des individus. Il porte une attention soutenue aux confrontations entre les savoirs, pratiques, ressources et logiques institutionnelles propres Ă  chaque groupe social, et aux formes de lien social qui leur sont attachĂ©es. Ces confrontations contribuent Ă  transformer les cadres d’action et de pensĂ©e (politiques, territoriaux, cognitifs, biographiques, etc.) dans lesquels agissent les individus. L’objet de cet axe est donc de voir comment ces confrontations ou rencontres, rĂ©currentes dans la vie sociale, bousculent les normes et les valeurs dĂ©finissant les frontiĂšres entre ces groupes, et entre leurs univers ou logiques de pratique


 Les recherches de l’axe se retrouvent d’abord autour d’un mode de questionnement sur le social et la façon dont il se fait. Leurs disciplines (sociologie, anthropologie, dĂ©mographie) et leurs terrains sont variĂ©s et s’organisent principalement autour de trois questionnements :

  • Rapports Ă©ducatifs, place et emprise croissante du mode scolaire de socialisation.
  • La place et le rĂŽle des relations aux proches Ă  des moments charniĂšres des temporalitĂ©s sociales (entrĂ©e dans la vie active, premier enfant, retraite, vieillissement) en fonction des positions sociales, des rapports sociaux de sexe et des territoires de vie.
  • Les modes d’inscription dans l’espace des classes populaires et la maniĂšre dont elles mobilisent (ou pas) des ressources et des savoirs spĂ©cifiques.

 Ces dimensions sont notamment travaillĂ©es Ă  partir des lieux de rĂ©sidence passĂ©s ou prĂ©sents, ceux oĂč les individus se dĂ©placent ou sont dĂ©placĂ©s ou dans l’espace mĂȘme de cette mobilitĂ©. Une attention particuliĂšre est consacrĂ©e aux effets de ces inscriptions sur la structuration et les transformations des espaces populaires. Le regard est ainsi portĂ© sur les dĂ©limitations identitaires d’espaces habitĂ©s/habitables qui rĂ©sultent du travail effectuĂ© par les diffĂ©rentes sphĂšres de socialisation et sont construites par les politiques publiques.

 

Axe 3 – Nouvelles frontiùres du travail et politiques publiques

Responsables : Bernard Buron et Pierre-Antoine Dessaux

Cet axe entend partir de travaux consacrĂ©s aux Ă©volutions contemporaines du travail et de l’emploi pour interroger les conditions de construction du lien politique dans un contexte de marchandisation croissante des rapports sociaux. Loin de se centrer sur le travail en lui-mĂȘme, bien qu’il en parte, les chercheurs rĂ©unis autour de cet axe entendent d’abord voir le travail – dans l’évolution de ses formes statutaires, dans ses modalitĂ©s et dans ses finalitĂ©s -, comme l’espace d’un brouillage potentiel des frontiĂšres entre logiques politiques et Ă©conomiques


 Il s’agit en somme de voir les innovations contemporaines dans le travail et l’emploi comme une forme d’engagement indissolublement politique et Ă©conomique en partant de l’idĂ©e que l’engagement au et dans le travail vise notamment Ă  combler le vide axiologique laissĂ© par l’extension des logiques purement Ă©conomiques dans les rapports sociaux. Ces Ă©volutions questionnent la place des pouvoirs publics, qui sont gĂ©nĂ©ralement rĂ©duits Ă  rĂ©agir Ă  ces Ă©volutions, qu’ils tentent de les freiner, au nom d’intĂ©rĂȘts catĂ©goriels, de la dĂ©fense du droit du travail ou de considĂ©rations fiscales, ou qu’ils tentent de les encourager. Le projet de cet axe contient trois dimensions intriquĂ©es :

  • Les formes anomiques de l’emploi et du travail
  • L’émergence de nouveaux rapports d’emploi et de nouvelles formes de travail
  • Le pouvoir normatif et la place des pouvoirs publics

D’une part, cet axe entend concentrer son attention sur la fragilisation des carriĂšres salariales en la reliant Ă  la montĂ©e des normes gestionnaires dans le travail


En parallĂšle, cet axe Ă©tudiera l’émergence de nouvelles formes d’activitĂ©s rĂ©munĂ©rĂ©es, de conditions d’emploi inĂ©dites, incertaines, portĂ©es par l’économie dite collaborative ou rangĂ©es du cĂŽtĂ© des activitĂ©s « informelles », qui remettent en question les frontiĂšres du travail et les cadres interprĂ©tatifs usuellement mobilisĂ©s pour l’étudier (salariat, indĂ©pendance, emploi/chĂŽmage, travail/hors travail etc.)


Enfin, la place des pouvoirs publics dans ces Ă©volutions sera interrogĂ©e, car les modĂšles contractualistes pair-Ă -pair de l’économie collaborative interrogent fortement la capacitĂ© de cadrage des institutions


 

 

Axe 4 – Pratiques et politiques de l’espace

Responsables : Anna Parraudin et Laurent Cailly

Les recherches rassemblĂ©es sous cet axe portent sur des objets habituellement traitĂ©s dans des champs d’études sĂ©parĂ©s (ville, ruralitĂ©, politiques environnementales, patrimonialisation, migrations et mobilitĂ©) en se fixant comme objectif de penser l’espace, et plus spĂ©cifiquement les pratiques sociales et les politiques qui contribuent Ă  la production et Ă  la transformation des espaces


Cette proposition entend ainsi poursuivre la rĂ©flexion Ă©pistĂ©mologique et mĂ©thodologique engagĂ©e par les membres de l’axe dans le prĂ©cĂ©dent contrat [3] , tant sur les catĂ©gories de description et d’analyse de l’espace que sur ses Ă©chelles, en mettant en dĂ©bat les cadres thĂ©oriques disciplinaires (issus de la sociologie, de l’anthropologie et de la gĂ©ographie), les terminologies utilisĂ©es (espace, territoire, mobilitĂ©, dĂ©placement, mouvement etc.) ainsi que les catĂ©gories d’analyse mobilisĂ©es (les politiques territoriales, les mobilitĂ©s quotidiennes, le patrimoine etc.)


  • L’analyse des producteurs et opĂ©rateurs de l’espace, publics comme privĂ©s
  • Le rĂŽle des pratiques (ordinaires ou quotidiennes) dans la reconfiguration des espaces et les relations Ă  l’espace
  • Le rĂŽle des dĂ©placements et des migrations dans les dynamiques socio-spatiales

Cette approche se centrera sur l’étude de certaines actions publiques (urbaine, patrimoniale, environnementale, etc.), sur leurs effets sur les espaces et sur les pratiques


Une autre hypothĂšse sera travaillĂ©e au sein de cet axe, selon laquelle les pratiques quotidiennes sont gĂ©nĂ©ratrices d’espaces (par la mĂ©diation du corps)


Une troisiÚme approche interrogera plus spécifiquement le rÎle des déplacements dans les dynamiques socio-spatiales et les effets des phénomÚnes migratoires sur la transformation des espaces


 

 

 

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Réunion de rentrée des doctorants de CITERES

Réunion de rentrée des doctorants de CITERES

Mercredi 16 novembre 2022, 10h-12h, MSH Val de Loire, salle 248

Séminaire « Habitats alternatifs et vulnérabilités »

Séminaire « Habitats alternatifs et vulnérabilités »

Jeudi 10 novembre 2022, 14h00-17h00, Université de Tours, site des tanneurs, 5Úme BU

Déjeuner scientifique DATE

Déjeuner scientifique DATE

Jeudi 27 octobre 2022, 12h30-14h00, MSH Val de Loire

Soutenance de thĂšse de Iharivola Randrianasolo

Soutenance de thĂšse de Iharivola Randrianasolo

Lundi 24 octobre 2022, 14h00, université de Tours, site des Tanneurs, salle des Actes

FĂȘte de la science 2022

FĂȘte de la science 2022

7-8 octobre 2022 et 15-16 octobre 2022, HĂŽtel de ville de Tours

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PrĂ©sentation de l’Ă©quipe CoST

Responsable : Helene Bertheleu

L’équipe Construction sociale et politique des espaces, des normes et des trajectoires (Cost) s’intĂ©resse au rapport entre espace, politique et normes sociales. Principalement constituĂ©e de sociologues et d’anthropologues, l’équipe entretient un dĂ©bat actif avec les autres sciences sociales, la gĂ©ographie notamment, et ses membres collaborent rĂ©guliĂšrement avec des partenaires non-acadĂ©miques. L’équipe compte 36 membres permanent.es, 28 doctorant.es, une vingtaine d’associĂ©.es et 4 contractuel.les. Les rĂ©flexions sur l’articulation entre rapport Ă  l’espace, au/x politique/s, aux normes sont dĂ©veloppĂ©es selon des points de vue diffĂ©rents au sein de quatre axes de recherche structurants : « pratiques et politiques de l’espace » ; « formes d’engagement dans l’espace public » ; « Âges, trajectoires et socialisations » ; « nouvelles frontiĂšres du travail et politiques publiques ». Ces axes sont dĂ©veloppĂ©s dans ce qui suit.

Axe 1 - Formes d’engagement dans l’espace public

Responsables : Valérie Cohen et Sarah Rétif

Cet axe interroge les pratiques d’engagement en lien avec les processus de politisation et les rapports Ă  l’espace et aux territoires. Faisant l’hypothĂšse d’un continuum entre des moments de conflits, de nĂ©gociation, de participation voire de retrait, le questionnement porte sur l’articulation de diffĂ©rentes formes d’engagement : mouvements sociaux, associations, dispositifs participatifs, syndicats, partis politiques, rĂ©sistances quotidiennes, mobilisations conflictuelles ou non, solidaritĂ©s de proximitĂ©, etc


 Il s’agit d’analyser les conditions et les modalitĂ©s de l’engagement individuel et collectif, ainsi que ses rapports au droit, au territoire et Ă  la politique. Cet axe s’intĂ©resse ainsi Ă  l’impact de diffĂ©rentes formes d’engagement sur la publicisation de causes, sur la construction des problĂšmes publics, sur la mise en Ɠuvre des politiques publiques et sur l’exercice du pouvoir, pour comprendre leurs effets sur le temps long des processus de dĂ©cision en termes de changement ou d’inertie


  • L’analyse du lexique de l’engagement
  • Les relations entre engagement et politisation
  • Les espaces et les effets territoriaux de l’engagement

 A partir de quand ce qu’on observe peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme de l’engagement ? Comment saisir des formes de contestation qui ne sont pas toujours visibles ? Il s’agira de repĂ©rer les catĂ©gories mobilisĂ©es par les personnes ou groupes concernĂ©s


La rĂ©flexion portera sur les formes de politisation des participants au-delĂ  des seuls dirigeants, Ă  travers l’observation de pratiques et d’espaces ordinaires, qui peuvent aboutir Ă  des processus de montĂ©e en gĂ©nĂ©ralitĂ© et/ou de conflictualisation


La dimension spatiale des mobilisations sera considĂ©rĂ©e Ă  partir de la diversitĂ© des espaces investis concernant notamment les conflits environnementaux de proximité 

 

Axe 2 – Ages, Trajectoires et socialisations

Responsables : Frédéric Chateigner et Aden Gaide

Cet axe s’intĂ©resse aux processus de socialisation, en particulier Ă  la maniĂšre dont les diffĂ©rentes formes de transmission de normes, de savoirs et de ressources s’inscrivent diffĂ©remment selon l’environnement social, les territoires d’ancrage et les temporalitĂ©s des individus. Il porte une attention soutenue aux confrontations entre les savoirs, pratiques, ressources et logiques institutionnelles propres Ă  chaque groupe social, et aux formes de lien social qui leur sont attachĂ©es. Ces confrontations contribuent Ă  transformer les cadres d’action et de pensĂ©e (politiques, territoriaux, cognitifs, biographiques, etc.) dans lesquels agissent les individus. L’objet de cet axe est donc de voir comment ces confrontations ou rencontres, rĂ©currentes dans la vie sociale, bousculent les normes et les valeurs dĂ©finissant les frontiĂšres entre ces groupes, et entre leurs univers ou logiques de pratique


 Les recherches de l’axe se retrouvent d’abord autour d’un mode de questionnement sur le social et la façon dont il se fait. Leurs disciplines (sociologie, anthropologie, dĂ©mographie) et leurs terrains sont variĂ©s et s’organisent principalement autour de trois questionnements :

  • Rapports Ă©ducatifs, place et emprise croissante du mode scolaire de socialisation.
  • La place et le rĂŽle des relations aux proches Ă  des moments charniĂšres des temporalitĂ©s sociales (entrĂ©e dans la vie active, premier enfant, retraite, vieillissement) en fonction des positions sociales, des rapports sociaux de sexe et des territoires de vie.
  • Les modes d’inscription dans l’espace des classes populaires et la maniĂšre dont elles mobilisent (ou pas) des ressources et des savoirs spĂ©cifiques.

 Ces dimensions sont notamment travaillĂ©es Ă  partir des lieux de rĂ©sidence passĂ©s ou prĂ©sents, ceux oĂč les individus se dĂ©placent ou sont dĂ©placĂ©s ou dans l’espace mĂȘme de cette mobilitĂ©. Une attention particuliĂšre est consacrĂ©e aux effets de ces inscriptions sur la structuration et les transformations des espaces populaires. Le regard est ainsi portĂ© sur les dĂ©limitations identitaires d’espaces habitĂ©s/habitables qui rĂ©sultent du travail effectuĂ© par les diffĂ©rentes sphĂšres de socialisation et sont construites par les politiques publiques.

 

Axe 3 – Nouvelles frontiùres du travail et politiques publiques

Responsables : Bernard Buron et Pierre-Antoine Dessaux

Cet axe entend partir de travaux consacrĂ©s aux Ă©volutions contemporaines du travail et de l’emploi pour interroger les conditions de construction du lien politique dans un contexte de marchandisation croissante des rapports sociaux. Loin de se centrer sur le travail en lui-mĂȘme, bien qu’il en parte, les chercheurs rĂ©unis autour de cet axe entendent d’abord voir le travail – dans l’évolution de ses formes statutaires, dans ses modalitĂ©s et dans ses finalitĂ©s -, comme l’espace d’un brouillage potentiel des frontiĂšres entre logiques politiques et Ă©conomiques


 Il s’agit en somme de voir les innovations contemporaines dans le travail et l’emploi comme une forme d’engagement indissolublement politique et Ă©conomique en partant de l’idĂ©e que l’engagement au et dans le travail vise notamment Ă  combler le vide axiologique laissĂ© par l’extension des logiques purement Ă©conomiques dans les rapports sociaux. Ces Ă©volutions questionnent la place des pouvoirs publics, qui sont gĂ©nĂ©ralement rĂ©duits Ă  rĂ©agir Ă  ces Ă©volutions, qu’ils tentent de les freiner, au nom d’intĂ©rĂȘts catĂ©goriels, de la dĂ©fense du droit du travail ou de considĂ©rations fiscales, ou qu’ils tentent de les encourager. Le projet de cet axe contient trois dimensions intriquĂ©es :

  • Les formes anomiques de l’emploi et du travail
  • L’émergence de nouveaux rapports d’emploi et de nouvelles formes de travail
  • Le pouvoir normatif et la place des pouvoirs publics

D’une part, cet axe entend concentrer son attention sur la fragilisation des carriĂšres salariales en la reliant Ă  la montĂ©e des normes gestionnaires dans le travail


En parallĂšle, cet axe Ă©tudiera l’émergence de nouvelles formes d’activitĂ©s rĂ©munĂ©rĂ©es, de conditions d’emploi inĂ©dites, incertaines, portĂ©es par l’économie dite collaborative ou rangĂ©es du cĂŽtĂ© des activitĂ©s « informelles », qui remettent en question les frontiĂšres du travail et les cadres interprĂ©tatifs usuellement mobilisĂ©s pour l’étudier (salariat, indĂ©pendance, emploi/chĂŽmage, travail/hors travail etc.)


Enfin, la place des pouvoirs publics dans ces Ă©volutions sera interrogĂ©e, car les modĂšles contractualistes pair-Ă -pair de l’économie collaborative interrogent fortement la capacitĂ© de cadrage des institutions


 

 

Axe 4 – Pratiques et politiques de l’espace

Responsables : Anna Parraudin et Laurent Cailly

Les recherches rassemblĂ©es sous cet axe portent sur des objets habituellement traitĂ©s dans des champs d’études sĂ©parĂ©s (ville, ruralitĂ©, politiques environnementales, patrimonialisation, migrations et mobilitĂ©) en se fixant comme objectif de penser l’espace, et plus spĂ©cifiquement les pratiques sociales et les politiques qui contribuent Ă  la production et Ă  la transformation des espaces


Cette proposition entend ainsi poursuivre la rĂ©flexion Ă©pistĂ©mologique et mĂ©thodologique engagĂ©e par les membres de l’axe dans le prĂ©cĂ©dent contrat [3] , tant sur les catĂ©gories de description et d’analyse de l’espace que sur ses Ă©chelles, en mettant en dĂ©bat les cadres thĂ©oriques disciplinaires (issus de la sociologie, de l’anthropologie et de la gĂ©ographie), les terminologies utilisĂ©es (espace, territoire, mobilitĂ©, dĂ©placement, mouvement etc.) ainsi que les catĂ©gories d’analyse mobilisĂ©es (les politiques territoriales, les mobilitĂ©s quotidiennes, le patrimoine etc.)


  • L’analyse des producteurs et opĂ©rateurs de l’espace, publics comme privĂ©s
  • Le rĂŽle des pratiques (ordinaires ou quotidiennes) dans la reconfiguration des espaces et les relations Ă  l’espace
  • Le rĂŽle des dĂ©placements et des migrations dans les dynamiques socio-spatiales

Cette approche se centrera sur l’étude de certaines actions publiques (urbaine, patrimoniale, environnementale, etc.), sur leurs effets sur les espaces et sur les pratiques


Une autre hypothĂšse sera travaillĂ©e au sein de cet axe, selon laquelle les pratiques quotidiennes sont gĂ©nĂ©ratrices d’espaces (par la mĂ©diation du corps)


Une troisiÚme approche interrogera plus spécifiquement le rÎle des déplacements dans les dynamiques socio-spatiales et les effets des phénomÚnes migratoires sur la transformation des espaces


 

 

 

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Programme 2023-2024 du sĂ©minaire de l’Ă©quipe CoST

Programme 2023-2024 du sĂ©minaire de l’Ă©quipe CoST

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SĂ©minaire « EthnicitĂ© et rapports au politique. Une enquĂȘte par rĂ©analyse dans un quartier populaire « 

SĂ©minaire « EthnicitĂ© et rapports au politique. Une enquĂȘte par rĂ©analyse dans un quartier populaire « 

Jeudi 12 octobre 2023, 14h00-16h00, universitĂ© de Tours; site des tanneurs, salle 325 SĂ©minaire « EthnicitĂ© et rapports au politique. Une


Séminaire « Politisations des archéologies. Fouilles, conflits et mémoires »

Séminaire « Politisations des archéologies. Fouilles, conflits et mémoires »

Jeudi 19 octobre de 9h00-12h00, MSH Val de Loire, Tours Organisé par Sébastien Plutniak (CITERES (UMR 7324) en collaboration avec


Soutenance HDR Sabine Greulich

Soutenance HDR Sabine Greulich

Lundi 16 octobre 2023, MSH Val de Loire, Tours, salle 147, 14h00 « De la banque de graines aux Ă©cosystĂšmes alluviaux.


Séminaire (distanciel) « Histoire militante versus histoire politique »

Séminaire (distanciel) « Histoire militante versus histoire politique »

Lundi 2 octobre 2023, 18h-19h30, UFR de LLSH de l’universitĂ© d’OrlĂ©ans. Intervenante : NoĂ«lline CASTAGNEZ, PR d’Histoire contemporaine, UniversitĂ© d’OrlĂ©ans


RĂ©union d’accueil des doctorants

RĂ©union d’accueil des doctorants

Lundi 16 octobre 2023, MSH Val de Loire, salle Polyvalente (RDC) – 11h00-12h00 : rĂ©union de prĂ©sentation et programmation du


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L’équipe Construction sociale et politique des espaces, des normes et des trajectoires (Cost) s’intĂ©resse au rapport entre espace, politique et normes sociales. Principalement constituĂ©e de sociologues et d’anthropologues, l’équipe entretient un dĂ©bat actif avec les autres sciences sociales, la gĂ©ographie notamment, et ses membres collaborent rĂ©guliĂšrement avec des partenaires non-acadĂ©miques. L’équipe compte 36 membres permanent.es, 28 doctorant.es, une vingtaine d’associĂ©.es et 4 contractuel.les. Les rĂ©flexions sur l’articulation entre rapport Ă  l’espace, au/x politique/s, aux normes sont dĂ©veloppĂ©es selon des points de vue diffĂ©rents au sein de quatre axes de recherche structurants : « pratiques et politiques de l’espace » ; « formes d’engagement dans l’espace public » ; « Âges, trajectoires et socialisations » ; « nouvelles frontiĂšres du travail et politiques publiques ». Ces axes sont dĂ©veloppĂ©s dans ce qui suit.

Axe 1 - Formes d’engagement dans l’espace public

Responsables : Valérie Cohen et Sarah Rétif

Cet axe interroge les pratiques d’engagement en lien avec les processus de politisation et les rapports Ă  l’espace et aux territoires. Faisant l’hypothĂšse d’un continuum entre des moments de conflits, de nĂ©gociation, de participation voire de retrait, le questionnement porte sur l’articulation de diffĂ©rentes formes d’engagement : mouvements sociaux, associations, dispositifs participatifs, syndicats, partis politiques, rĂ©sistances quotidiennes, mobilisations conflictuelles ou non, solidaritĂ©s de proximitĂ©, etc


 Il s’agit d’analyser les conditions et les modalitĂ©s de l’engagement individuel et collectif, ainsi que ses rapports au droit, au territoire et Ă  la politique. Cet axe s’intĂ©resse ainsi Ă  l’impact de diffĂ©rentes formes d’engagement sur la publicisation de causes, sur la construction des problĂšmes publics, sur la mise en Ɠuvre des politiques publiques et sur l’exercice du pouvoir, pour comprendre leurs effets sur le temps long des processus de dĂ©cision en termes de changement ou d’inertie


  • L’analyse du lexique de l’engagement
  • Les relations entre engagement et politisation
  • Les espaces et les effets territoriaux de l’engagement

 A partir de quand ce qu’on observe peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme de l’engagement ? Comment saisir des formes de contestation qui ne sont pas toujours visibles ? Il s’agira de repĂ©rer les catĂ©gories mobilisĂ©es par les personnes ou groupes concernĂ©s


La rĂ©flexion portera sur les formes de politisation des participants au-delĂ  des seuls dirigeants, Ă  travers l’observation de pratiques et d’espaces ordinaires, qui peuvent aboutir Ă  des processus de montĂ©e en gĂ©nĂ©ralitĂ© et/ou de conflictualisation


La dimension spatiale des mobilisations sera considĂ©rĂ©e Ă  partir de la diversitĂ© des espaces investis concernant notamment les conflits environnementaux de proximité 

 

Axe 2 – Ages, Trajectoires et socialisations

Responsables : Frédéric Chateigner et Aden Gaide

Cet axe s’intĂ©resse aux processus de socialisation, en particulier Ă  la maniĂšre dont les diffĂ©rentes formes de transmission de normes, de savoirs et de ressources s’inscrivent diffĂ©remment selon l’environnement social, les territoires d’ancrage et les temporalitĂ©s des individus. Il porte une attention soutenue aux confrontations entre les savoirs, pratiques, ressources et logiques institutionnelles propres Ă  chaque groupe social, et aux formes de lien social qui leur sont attachĂ©es. Ces confrontations contribuent Ă  transformer les cadres d’action et de pensĂ©e (politiques, territoriaux, cognitifs, biographiques, etc.) dans lesquels agissent les individus. L’objet de cet axe est donc de voir comment ces confrontations ou rencontres, rĂ©currentes dans la vie sociale, bousculent les normes et les valeurs dĂ©finissant les frontiĂšres entre ces groupes, et entre leurs univers ou logiques de pratique


 Les recherches de l’axe se retrouvent d’abord autour d’un mode de questionnement sur le social et la façon dont il se fait. Leurs disciplines (sociologie, anthropologie, dĂ©mographie) et leurs terrains sont variĂ©s et s’organisent principalement autour de trois questionnements :

  • Rapports Ă©ducatifs, place et emprise croissante du mode scolaire de socialisation.
  • La place et le rĂŽle des relations aux proches Ă  des moments charniĂšres des temporalitĂ©s sociales (entrĂ©e dans la vie active, premier enfant, retraite, vieillissement) en fonction des positions sociales, des rapports sociaux de sexe et des territoires de vie.
  • Les modes d’inscription dans l’espace des classes populaires et la maniĂšre dont elles mobilisent (ou pas) des ressources et des savoirs spĂ©cifiques.

 Ces dimensions sont notamment travaillĂ©es Ă  partir des lieux de rĂ©sidence passĂ©s ou prĂ©sents, ceux oĂč les individus se dĂ©placent ou sont dĂ©placĂ©s ou dans l’espace mĂȘme de cette mobilitĂ©. Une attention particuliĂšre est consacrĂ©e aux effets de ces inscriptions sur la structuration et les transformations des espaces populaires. Le regard est ainsi portĂ© sur les dĂ©limitations identitaires d’espaces habitĂ©s/habitables qui rĂ©sultent du travail effectuĂ© par les diffĂ©rentes sphĂšres de socialisation et sont construites par les politiques publiques.

 

Axe 3 – Nouvelles frontiùres du travail et politiques publiques

Responsables : Bernard Buron et Pierre-Antoine Dessaux

Cet axe entend partir de travaux consacrĂ©s aux Ă©volutions contemporaines du travail et de l’emploi pour interroger les conditions de construction du lien politique dans un contexte de marchandisation croissante des rapports sociaux. Loin de se centrer sur le travail en lui-mĂȘme, bien qu’il en parte, les chercheurs rĂ©unis autour de cet axe entendent d’abord voir le travail – dans l’évolution de ses formes statutaires, dans ses modalitĂ©s et dans ses finalitĂ©s -, comme l’espace d’un brouillage potentiel des frontiĂšres entre logiques politiques et Ă©conomiques


 Il s’agit en somme de voir les innovations contemporaines dans le travail et l’emploi comme une forme d’engagement indissolublement politique et Ă©conomique en partant de l’idĂ©e que l’engagement au et dans le travail vise notamment Ă  combler le vide axiologique laissĂ© par l’extension des logiques purement Ă©conomiques dans les rapports sociaux. Ces Ă©volutions questionnent la place des pouvoirs publics, qui sont gĂ©nĂ©ralement rĂ©duits Ă  rĂ©agir Ă  ces Ă©volutions, qu’ils tentent de les freiner, au nom d’intĂ©rĂȘts catĂ©goriels, de la dĂ©fense du droit du travail ou de considĂ©rations fiscales, ou qu’ils tentent de les encourager. Le projet de cet axe contient trois dimensions intriquĂ©es :

  • Les formes anomiques de l’emploi et du travail
  • L’émergence de nouveaux rapports d’emploi et de nouvelles formes de travail
  • Le pouvoir normatif et la place des pouvoirs publics

D’une part, cet axe entend concentrer son attention sur la fragilisation des carriĂšres salariales en la reliant Ă  la montĂ©e des normes gestionnaires dans le travail


En parallĂšle, cet axe Ă©tudiera l’émergence de nouvelles formes d’activitĂ©s rĂ©munĂ©rĂ©es, de conditions d’emploi inĂ©dites, incertaines, portĂ©es par l’économie dite collaborative ou rangĂ©es du cĂŽtĂ© des activitĂ©s « informelles », qui remettent en question les frontiĂšres du travail et les cadres interprĂ©tatifs usuellement mobilisĂ©s pour l’étudier (salariat, indĂ©pendance, emploi/chĂŽmage, travail/hors travail etc.)


Enfin, la place des pouvoirs publics dans ces Ă©volutions sera interrogĂ©e, car les modĂšles contractualistes pair-Ă -pair de l’économie collaborative interrogent fortement la capacitĂ© de cadrage des institutions


 

 

Axe 4 – Pratiques et politiques de l’espace

Responsables : Anna Parraudin et Laurent Cailly

Les recherches rassemblĂ©es sous cet axe portent sur des objets habituellement traitĂ©s dans des champs d’études sĂ©parĂ©s (ville, ruralitĂ©, politiques environnementales, patrimonialisation, migrations et mobilitĂ©) en se fixant comme objectif de penser l’espace, et plus spĂ©cifiquement les pratiques sociales et les politiques qui contribuent Ă  la production et Ă  la transformation des espaces


Cette proposition entend ainsi poursuivre la rĂ©flexion Ă©pistĂ©mologique et mĂ©thodologique engagĂ©e par les membres de l’axe dans le prĂ©cĂ©dent contrat [3] , tant sur les catĂ©gories de description et d’analyse de l’espace que sur ses Ă©chelles, en mettant en dĂ©bat les cadres thĂ©oriques disciplinaires (issus de la sociologie, de l’anthropologie et de la gĂ©ographie), les terminologies utilisĂ©es (espace, territoire, mobilitĂ©, dĂ©placement, mouvement etc.) ainsi que les catĂ©gories d’analyse mobilisĂ©es (les politiques territoriales, les mobilitĂ©s quotidiennes, le patrimoine etc.)


  • L’analyse des producteurs et opĂ©rateurs de l’espace, publics comme privĂ©s
  • Le rĂŽle des pratiques (ordinaires ou quotidiennes) dans la reconfiguration des espaces et les relations Ă  l’espace
  • Le rĂŽle des dĂ©placements et des migrations dans les dynamiques socio-spatiales

Cette approche se centrera sur l’étude de certaines actions publiques (urbaine, patrimoniale, environnementale, etc.), sur leurs effets sur les espaces et sur les pratiques


Une autre hypothĂšse sera travaillĂ©e au sein de cet axe, selon laquelle les pratiques quotidiennes sont gĂ©nĂ©ratrices d’espaces (par la mĂ©diation du corps)


Une troisiÚme approche interrogera plus spécifiquement le rÎle des déplacements dans les dynamiques socio-spatiales et les effets des phénomÚnes migratoires sur la transformation des espaces


 

 

 

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