Philippe Husi
La masse de données céramiques à traiter est si importante que la démarche envisagée pour son étude s’articule entre l’élaboration de référentiels typologiques (céramothèque) d’outils d’enregistrement des données (BaDoC dans ArSol) et de méthodes allant jusqu’à la modélisation statistique de données mobilières volumineuses (CeraR). La méthodologie en usage est le fruit d’une démarche en perpétuelle construction depuis 20 ans, mise en œuvre d’abord à partir du mobilier des fouilles de Tours, adaptée une première fois à l’échelle régionale au travers du PCR sur la céramique médiévale, puis en partie à l’échelle nationale, voire européenne, avec le réseau ICERAMM, enfin à l’étranger dans le cadre d’une collaboration de recherche sur la céramique d’Angkor Thom au Cambodge.
La céramothèque : un référentiel national
L’analyse typologique de la céramique est fondée sur les critères technologiques (pâtes, argile et savoir-faire du potier) et morphologiques (forme des récipients). Ce référentiel est actuellement composé de 450 productions céramiques (groupes techniques) répartis suivant 250 formes de récipients inventoriés dans le Centre-ouest de la France (bassin de la Loire) du 1er au 17e s. Après avoir été amorcé à Tours, il est maintenant réalisé dans le cadre d’un Projet Collectif de Recherche portant sur la période médiévale et moderne et dans un plus vaste espace à partir du réseau ICERAMM et de son site internet. Alors que ce référentiel est achevé (sauf nouvelles données) pour la période médiévale (6e-17e s.), et pour le Centre-Ouest de la France, il est en cours de constitution pour la période gallo-romaine.
