Soutenance de thèse de Clothilde Noé : « Diex ! Ques chevaus amainent et ques destriers de pris ! » Enjeux et dynamiques économiques, politiques et culturels de l’élevage et des échanges d’équidés en Méditerranée (Xe-XVe siècles).

12 Déc 2024

Soutenance prévue le mercredi 04 décembre 2024 à 14h00

Lieu : Université de Tours – 5 rue François Clouet – 37000 Tours
Salle : Grande Salle

Composition du jury :

  • M. François-Olivier TOUATI, Université de Tours, directeur de thèse
  • M. Stavros LAZARIS, Institut catholique de Paris, examinateur
  • Mme Anna CAIOZZO, Université d’Orléans, examinatrice
  • Mme Élisabeth LORANS, Université de Tours, examinatrice
  • M. Martin AURELL, Université de Poitiers, examinateur
  • Mme Emmanuelle TIXIER DU MESNIL, Université Parie Nanterre, rapporteure
  • M. Jean-Louis GAULIN, Université Lumière Lyon 2, rapporteur

Mots-clés : équidés, commerce, cheval, Moyen Âge, élevage, mule

Résumé :
Dans l’espace méditerranéen médiéval, les équidés ont fait l’objet d’échanges multiples tant sur le plan commercial que politique et culturel. Leur importance est mise en évidence à travers l’étude d’un large éventail de sources, qu’il s’agisse de documents narratifs, historiques, comptables, iconographiques ou archéologiques. Ce panel montre que les équidés médiévaux sont le résultat d’une construction complexe, à la fois linguistique et physique, spécialement conçus pour répondre aux besoins variés des sociétés qui les utilisent. L’étude met en lumière les principales zones de production et d’élevage de ces animaux, ainsi que les centres névralgiques de distribution et de consommation, qui s’inscrivent dans un vaste réseau reliant les rives méditerranéennes. Ces dynamiques ne se limitent pas aux seuls échanges commerciaux et incluent également des dimensions culturels, stratégiques et militaires. Les échanges d’équidés étaient encadrés par des réglementations strictes à différentes échelles géographiques. Des interdictions, des laissez-passer ou des licences d’exportation tentaient d’encadrer ces flux, particulièrement en temps de guerre, où les besoins des armées primaient. Les échanges obéissaient également aux lois d’un marché, plus ou moins bien définies, où la valeur des équidés était déterminée par leur qualité, leur race et leur type. La demande en chevaux de prestige destinés aux élites a directement influencé ce commerce. Princes et rois recherchaient des montures de « race » pour leur usage militaire et pour affirmer leur statut social. Ainsi, au-delà de leur rôle utilitaire, les équidés symbolisaient le pouvoir et la distinction sociale, renforçant leur importance dans les échanges entre les sociétés méditerranéennes. Ils sont à l’intersection des enjeux économiques, politiques, militaires, sociaux et symboliques qui caractérisent ces sociétés, jouant un rôle prépondérant dans la structuration de leurs interactions.

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