Jeudi 18 avril, 9h00-17h00, université de Tours, site des Tanneurs, TA EXT Amphi 4.
Table ronde à destination des étudiants du Master MEEF (Tours, Orléans), intégrée dans la journée de forma;on de l’INSPE. Journée ouverte aux agrégatifs, aux étudiants de Master & L3 Prépa Concours, possiblement aux enseignants du second degré professeurs d’histoire-géographie. Département d’histoire, Université de Tours ; INSPE Centre Val de Loire Avec le soutien des équipes EMAM et InTrU Par Jérôme Bocquet, Christophe Meunier, Florence Giry.
Objectif de la journée
Participer à la formation disciplinaire et didactique des étudiants qui se destinent à l’enseignement de l’histoire-géographie.
Apporter des éléments d’approfondissement de la question de programme (CAPES, agrégation), préparer les épreuves orales d’admission, initier aux pratiques de classe :
Sur la question d’histoire contemporaine (CAPES, agrégation), « L’Empire colonial français en Afrique : métropole et colonies, sociétés coloniales, de la conférence de Berlin (1884-1885) aux Accords d’Évian de 1962 »
Apporter un point bibliographique et historiographique (cf. rapports du jury).
La bande dessinée, d’hier et d’aujourd’hui, avec les albums de l’époque coloniale ou la BD contemporaine, offre en effet d’écrire une histoire culturelle et des représentations de l’Afrique coloniale (française) : pour bâtir une histoire contemporaine de l’Afrique, une histoire postcoloniale et des mémoires de la colonisa;on. Participant des études postcoloniales comme de l’écriture du fait colonial, la bande dessinée permet cette histoire à parts égales que prône Romain Bertrand. Nous observerons donc la bande dessinée dans toutes ses dimensions, de la ligne claire au roman graphique, en vue d’écrire aussi bien une histoire politique que des relations internationales. Produite par les acteurs (métropolitains) de la colonisa;on mais également depuis les points de vue du continent africain, la BD interroge une histoire de l’Afrique coloniale aussi bien qu’une histoire des présences africaines dans le monde. Permettant de se défaire de l’européocentrisme des études africaines, la BD concourt ainsi à la rédaction d’une histoire mondiale de l’Afrique (F.-X. Fauvelle).
Pour questionner le fait (post)-colonial, une riche bibliographie entend en effet interroger la BD comme par;e prenante du projet colonial, de Bécassine à Tin;n (P. Deslisle, P. Singarevelou, N. Bancel,…). Produite à l’heure coloniale puis de la décolonisa;on (sous influences belge ou britannique), la BD a longtemps proposé une lecture européo-centrée de l’Afrique, pensée comme un continent sans histoire propre. Aussi sera-t-il pertinent de regarder la BD produite en Afrique, parfois avant même l’arrivée des colons européens, comme celle écrite par des auteurs africains. On entendra ainsi repenser la chronologie d’un genre littéraire, en réalité ancien en Afrique.